JESUS TENTE AU DESERT OU L’ENJEU DE LA FOI

MEDITATION

 

Texte :        : Mat. 4: 1-10

Titre :          : La tentation de Jésus au désert.

Thème :      : La victoire de Jésus, notre victoire.

 

Pasteur Joseph Zbinden

 

Introduction :

 

Comme on se réfère à Bach pour la musique sacrée, à Michel-Ange pour la peinture et à Dante pour la poésie, ainsi on se réfère à Jésus-Christ tenté dans le désert, pour apprendre de lui l’enjeu du combat, le maniement des armes et le secret de la victoire.

 

C’est pourquoi, la foi relève le défi du salut, qui consiste à refuser et à rejeter les propositions trompeuses et mensongères de l’ennemi, en combattant loyalement et fidèlement, avec les armes spirituelles, mises à notre disposition, pour triompher du péché et de la mort, en suivant l’exemple de notre divin précurseur.

 

En effet, il nous a frayé le chemin, afin que nous suivions ses traces, il a triomphé de l’ennemi, afin que nous partions au combat, en vainqueurs et non en vaincus. Il l’a fait à la perfection, afin que notre salut repose, non sur nos mérites, mais sur son œuvre et que Dieu seul soit glorifié.

 

Jésus a été tenté en toutes choses comme nous, avant et après le désert. Il ne s’agit donc pas ici, de discuter en détails sur chaque tentation, commune à tous les hommes, mais de méditer, sur l’application du principe de la croix, qu’a fait Jésus au désert, et tout au long de son ministère, afin d’être instruits sur le défi de la foi, et de triompher en menant le bon combat. Et ceci nous amène à notre premier point, que j’intitule :

 

  1. I) L’enjeu de la foi.

 

Nous avons tous péché, et nous sommes tous privés de la gloire de Dieu, voués au châtiment éternel. C’est-à-dire, à vivre dans l’enfer, une existence consciente, loin de Dieu, dans la nuit du dehors, là où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Tel est le salaire de notre péché. De notre péché personnel, pour lequel nous sommes responsables, et à cause duquel, nous sommes tous coupables et inexcusables, sans exception, ni distinction d’aucune sorte. C’est ce que nous dit le Seigneur, par le moyen de l’apôtre Paul. (Cf. Rom. 1 :18 -3 :21)

 

Je ne développerais pas ici, la nature exacte de notre péché, cela prendrai trop de place dans cette petite méditation. Mais je dirais néanmoins ceci : qu’on soit Juif ou Païen, d’après ces textes des saintes Ecritures, et d’autres encore, nous avons tous péché, en toute liberté, sous notre propre responsabilité, et en toute connaissance de cause. Sinon Dieu, ne nous condamnerait pas, en tant que pécheurs coupables et inexcusables. Car Dieu, dans sa sainte justice, ne condamne personne, qui ne soit pas responsable de son propre péché. La preuve, que nous avons tous péché, c’est que nous devons tous mourir. (Cf. Rom.5 :12-21)

 

Cependant, voyant notre misère, Dieu, dans son immense bonté, et dans sa compassion infinie à notre égard, à cause de son amour insondable, et en vertu de sa grâce surabondante, manifestée en Jésus à la croix de Golgotha, par son œuvre de rédemption, Dieu donc, daigne nous accorder le pardon, et la guérison de notre péché, par le moyen de la foi en lui, en sa parole et en sa promesse. Tel est le défi de la foi. En d’autres termes, le défi de la foi consiste, à être réconciliés avec Dieu et à marcher dans la sanctification, tous les jours de notre vie.

 

C’est pourquoi, nous devons ici, apprendre de Jésus, à saisir l’enjeu du bon combat de la foi, et à manier les armes de Dieu, de la bonne manière et à bon escient, afin de triompher, comme lui, après lui, du péché et de la mort. En effet, dans le jardin d’Eden, Adam, tenté par le diable, a succombé. Dans le désert, Jésus, le second Adam, tenté par le diable, a triomphé. Apprenons donc de lui, le secret de la victoire, dans les trois domaines essentiels de la vie. A savoir, le pain, la protection, et le pardon, ou la vie éternelle. Car, il faut le souligner, c’est en tant qu’homme qu’il a été tenté, et c’est en tant qu’homme, qu’il a vaincu, utilisant les armes que nous aussi, nous pouvons utiliser.

 

  1. II) Le bon combat de la foi.

 

  1. A) Le pain, ou la sécurité matérielle.

 

Après avoir jeûné pendant quarante jours dans le désert, Jésus eut faim. Alors le diable s’approche de lui et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Jésus répond : « Il est écrit, l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Pourquoi Jésus a-t-il refusé de faire ce miracle ? N’était-il pas un homme et n’avait-il pas faim ? Ou est-ce que, contrairement à tous les autres hommes, n’avait-il pas le droit de manger et de boire ? Jésus était un homme, et il a vécu comme un homme. La preuve, c’est qu’on a dit de lui qu’il était un mangeur et un buveur. Si Jésus n’a pas fait ce miracle, c’était pour nous montrer et nous rappeler deux choses. (Deut. 8 :4)

 

  1. a) La condition humaine.

 

Dans sa réponse à l’adversaire, Jésus nous rappelle, que l’homme à une double dimension : une dimension corporelle et une dimension spirituelle, et que le spirituel prime sur le corporel ou le matériel, car le matériel est temporel et mortel, tandis que le spirituel est intemporel et immortel. Comprenons bien : si Jésus n’a pas fait le miracle, ce n’est pas pour opposer le matériel au spirituel, et inversement, comme si les deux ne venaient pas de Dieu, mais pour nous rappeler, d’une manière évidente, que le spirituel est prioritaire par rapport au matériel.

 

En effet, la foi doit savoir, que cette priorité du spirituel sur le matériel, est un principe divin immuable, et cela est tellement vrai, que Dieu nous le prouve par l’exemple de Jésus. Car, s’il le veut, il peut faire vivre un homme sans pain matériel. D’ailleurs, il l’a déjà prouvé avec Moïse, Elie etc. Ce n’est pas tout ! Si Jésus n’a pas fait ce miracle, ce n’est pas parce qu’il ne voulait pas manger, mais parce qu’en tant qu’homme, il ne voulait pas subvenir à ses besoins, autrement que tous les hommes, c’est à dire, en faisant confiance à Dieu pour son pain quotidien. En effet, s’il avait fait le miracle, comment aurait-il pu dire, quelques temps plus tard : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »     (Mat 6:33)

Ainsi donc, la première chose que Jésus veut nous rappeler, c’est que la volonté de Dieu pour nous, pour la foi, c’est la primauté absolue des choses de Dieu, sur les choses de l’homme. Et la preuve, qu’il en est bien ainsi, c’est que l’homme peut vivre sans pain matériel, mais sans pain spirituel, jamais, car la vie, la vie véritable, celle qui fait de l’homme, un homme libre et fort, épanoui et responsable, c’est la Parole qui sort de la bouche de Dieu.

 

  1. b) Le besoin humain.

 

Le besoin de sécurité matérielle, est un besoin humain fondamental, et Dieu le sait bien, puisque c’est lui qui nous a fait ainsi. Ce besoin est tout à fait légitime, et il est naturel à l’homme, de se sentir et de se savoir, en sécurité sur le plan matériel. D’ailleurs, quel homme n’aspire pas à ce niveau de sécurité, où il n’a plus besoin de se faire du souci pour sa vie, pour la sienne et pour celle de sa famille, à tel point qu’il n’a plus besoin de se poser la question : que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? Et ici, l’exemple du riche insensé de la parabole de Jésus est significatif. Face à son besoin de sécurité matérielle, il a amassé, il a entassé, tellement de biens qu’il a pu dire :

 

« Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi. Mais Dieu lui dit, insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as engrangé, pour qui sera-ce ? »  (Luc 12:19-20)

 

Mais si ce besoin est légitime, pourquoi cet homme est-il un insensé ? Abraham, le père des croyants, n’était-il pas très riche ? Et pourtant, il n’a pas été traité ainsi, puisqu’il a été appelé ami de Dieu ! En effet, ce besoin est légitime, mais pas au point d’oublier Dieu, et de ne plus avoir besoin de Dieu, pour son pain quotidien, car là est le problème, et Jésus le formule ainsi :

 

« Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. » (Luc 12: 34)

 

C’est pourquoi, les païens qui ne connaissent pas Dieu, à l’exemple du riche insensé, excités par leur convoitise charnelle, amassent, entassent, pour être en sécurité sur le plan matériel. Et plus les richesses s’accroissent, plus ils deviennent dépendants de leurs biens et, par conséquent, plus ils deviennent indépendants de Dieu, devenant ainsi leur propre « dieu », celui qui les nourrit et les enrichit. Ainsi, le diable dans sa ruse, et à travers un besoin légitime, détourne l’homme de Dieu. Et c’est ici, que réside la tentation, que la foi doit affronter et surmonter, car, à l’exemple de Jésus, elle a compris l’importance de l’enjeu, et la priorité du spirituel sur le matériel.

 

Mais pour le disciple de Jésus, pour celui qui veut suivre son Maître fidèlement, de quoi s’agit-il au fond ? S’agit-il de ne plus se faire aucun souci du lendemain, de ne pas travailler et de tendre simplement la main, pour que Dieu la remplisse à souhait ? Non, pas du tout ! Le souci du lendemain, naturel et normal, est légitime, le travail est légitime, car le besoin de sécurité matériel, est légitime, puisqu’il est inhérent à notre condition humaine, selon qu’il est dit :

 

« C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. » (Gen. 3:19)

 

Mais alors où est le problème ? Le problème se situe au niveau de notre foi. Il peut se formuler ainsi : Sommes-nous prêts à accepter les priorités, que Dieu lui-même a fixées, et à vivre en conséquence, en faisant pleinement confiance à Dieu, pour nos besoins matériels, sachant avec certitude, que notre sécurité sur le plan matériel, est plus en sécurité, dans les mains de Dieu, que dans les nôtres ?

 

En effet, si nous succombons à cette tentation, alors, comme les païens, nous chercherons cette sécurité par nos propres moyens, peut-être par des moyens illégitimes et, ce faisant, nous offensons Dieu, nous attristons son Esprit, et nous nous privons d’une grande part de la bénédiction que Dieu voudrait nous donner.

 

Mais si à l’exemple de Jésus, nous acceptons la volonté de Dieu pour nous, si nous acceptons son plan pour notre vie, quel qu’il soit, si nous sommes contents de notre sort, si nous mettons les priorités à la bonne place, alors, comme Jésus, nous triompherons de cette tentation, et Dieu honorera notre foi, car il honore toujours ceux qui l’honorent.

 

Je précise et je résume ce point : La première tentation donc, consiste à nous faire manquer de foi, à nous faire douter de Dieu, à nous faire « croire » que Dieu ne veut, ni ne peut, subvenir à nos besoins légitimes, et à nous détourner de lui, pour les combler à notre manière, afin de ne plus dépendre de Dieu.

 

Mais la foi, justement, c’est de dépendre entièrement de Dieu, et de lui faire pleinement confiance, même sur le plan matériel. C’est pourquoi, mettons le royaume de Dieu et sa justice, à la première place, vraiment à la première place, dans nos vies personnelles et dans notre vie communautaire, puis, travaillons paisiblement, tranquillement, selon les capacités que Dieu a bien voulu nous donner, alors, et alors seulement, nous expérimenterons la grande fidélité de Dieu, à notre égard. Et sa bénédiction jaillira du milieu de nous, de notre famille, de notre église, jusque dans la vie éternelle.

 

  1. B) La protection, ou la sécurité personnelle.

 

N’ayant pas pu faire tomber Jésus, par manque de foi, le diable va maintenant tenter de le faire tomber, par excès de foi, par l’abus de la foi. Transportant Jésus sur le faîte du temple, il lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit, il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. »

 

Jésus lui répond :

 

« Il est aussi écrit, tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. »

 

Pourquoi Jésus, en sautant dans le vide aurait-il tenté Dieu ? Dieu n’a-t-il pas promis de le garder et de le protéger de tout mal ? En effet, Dieu a promis de nous nourrir, et de nous donner notre pain de chaque jour, comme nous l’avons vu tout à l’heure, il a aussi promis de nous garder de tout mal, et de nous protéger contre tout danger. C’est vrai, Dieu est notre sécurité sur tous les plans, et en tout temps.

 

Mais pas d’une manière inconditionnelle, seulement à certaines conditions. Seulement et uniquement, lorsque nous nous trouvons dans le plan de Dieu, que nous marchons dans les voies de Dieu, et selon la volonté de Dieu. Et David disait déjà : « Garde-moi, ô Dieu ! Car je cherche en toi mon refuge. » (Ps 16:1)

 

En effet, la foi téméraire, la foi utilitaire, celle qui s’approprie les prérogatives exclusivement divines, pour faire ce qui lui semble bon, pour réaliser tous ses caprices, pour épater la galerie, et pour se glorifier elle-même, et que sais-je encore, cette foi-là, n’est pas divine, mais diabolique, car elle défie Dieu au lieu de se soumettre à Dieu. Elle tente Dieu, elle lui force la main, en demandant contre sa volonté, l’obligeant à faire des miracles contre son gré. L’exemple d’Israël à Massa est éloquent à ce sujet : Israël avait dû camper dans un lieu, où il n’y avait point d’eau, et pressé par la soif, il avait murmuré et s’était révolté contre la volonté de Dieu, et exigeait un miracle en disant :

 

« L’Eternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas ? » (Ex 17 : 7) Autrement dit, fais un miracle, Eternel, et le monde entier saura que tu es parmi nous !

 

Frères et sœurs, ne soyons pas comme Israël, ni comme certains chrétiens, qui s’imaginent, qu’à force de miracles, de sensationnel, d’émotionnel, de spectaculaire et d’extraordinaire, et que sais-je encore, que Dieu est parmi eux, et que, par conséquent, les gens croiront en Dieu et se convertiront.

 

Ne l’oublions pas, l’obstacle à la foi, ce n’est pas le manque de miracles ou d’ambiance, mais bien plutôt le cœur mauvais et méchant de l’homme. D’ailleurs, c’est pour cela que Jésus n’a pas sauté dans le vide ! De plus, si Jésus avait fait un miracle pour se nourrir ou pour se désaltérer, s’il avait fait un miracle, ou s’il avait exigé de Dieu de le protéger dans une situation dangereuse et périlleuse, situation qu’il avait choisie de lui-même, de surcroît, alors, tous les hommes, croyants ou non, pourrait exiger de Dieu la pareille.

 

Et la vie ne serait plus la vie normale et naturelle, ce ne serait plus la vie paisible et tranquille, sous le regard bienveillant et bienfaisant de Dieu, comme Dieu l’a voulu, dans la confiance en Dieu, et dans l’assurance de sa providence fidèle, mais ce serait le miracle permanent, plus de travaux, plus de peines, plus de problèmes, plus besoin de Dieu, la vie ne serait plus humaine, mais divine, la créature ne serait plus créature, mais créateur, et l’homme ne serait plus homme, mais « Dieu ». Quelle folie !

 

Ainsi donc, la deuxième tentation, consiste à nous faire abuser de la foi, à nous faire « croire » que l’on peut exiger de Dieu tout ce que l’on veut, quand on le veut, ou comme on le veut. Remarquons ici, que le manque de foi, ou l’abus de la foi, ont pour but de nous détourner de Dieu, et de nous prendre nous-mêmes pour « Dieu », pour notre propre « dieu » qui peut se nourrir, se désaltérer et se protéger lui-même. Je résume ce point :

 

Recherchons premièrement le Royaume de Dieu, faisons tous nos efforts, mettons tout en œuvre, tant sur plan personnel, que sur le plan communautaire, pour nous conformer à la volonté de Dieu dans notre témoignage, dans notre comportement, dans notre vie de tous les jours. Soyons prudents, veillons et prions, et prenons toutes les dispositions utiles et nécessaires, pour éviter tout risque d’accident prévisible, puis, faisons confiance à Dieu, reposons-nous sur ses promesses, croyons à sa toute-puissance, et nous expérimenterons sa fidélité à notre égard, selon qu’il est dit :

 

« L’ange de l’Eternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger. » (Ps 34 : 7)

 

3) Le règne ou la sécurité éternelle.

 

N’ayant pas pu faire tomber Jésus, par manque de foi, ni par abus de foi, alors, Satan va maintenant tenter Jésus, dans le but de le faire oublier la foi, ou de se détourner de la foi. L’élevant sur une haute montagne, il lui montra tous les royaumes de la terre et lui dit : « Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. »

 

Sur quoi Jésus lui répond :

 

« Retire-toi, Satan ! Car il est écrit, tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. »

 

Pourquoi Jésus n’a-t-il pas profité de l’occasion ? L’univers ne lui revenait-il pas de toute façon ? Si ! Mais pas de cette manière, uniquement par le service de l’Evangile, par le chemin de l’obéissance à Dieu, par le chemin de la croix, car sans croix, point de couronne. Ainsi en est-il aussi pour nous. L’héritage de la terre, nous est promis en Jésus, mais pas en adorant Satan. Pas en nous conformant aux principes et aux critères de ce monde, mais uniquement en renonçant au mal, sous toutes ses formes, en faisant le bien, en appliquant les lois et les commandements du Royaume, selon qu’il est dit :

 

« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Et ton prochain, comme toi-même. (Mat 12:30+ Rom. 12)

 

Frères et sœurs, il n’y a pas de raccourci possible. Si Jésus a dû passer par-là, à combien plus forte raison, nous aussi, car le disciple n’est pas plus grand que son Maître. C’est pourquoi, ayons en nous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, ne recherchons pas seulement notre intérêt, mais pensons tout d’abord aux autres, soyons un exemple pour les autres, et non une pierre d’achoppement. Soyons bons les uns envers les autres, aimons-nous ardemment, nous pardonnant réciproquement, comme Jésus le fait pour nous.

 

Travaillons ensemble dans l’œuvre du Seigneur, et cherchons ensemble la gloire de Dieu, alors, et alors seulement, nous expérimenterons la fidélité de Dieu à notre égard, et nous régnerons avec Jésus, pour toujours dans son Royaume éternel, à jamais en sécurité, en paix et en repos.

 

La troisième tentation donc, consiste à nous faire oublier la foi, à nous dévier du chemin étroit, à nous faire « croire » que l’on arrivera au but, même si on se conforme un peu au monde, et si on ne met pas toujours en pratique le principe de la croix. Bien entendu qu’il ne s’agit pas ici de perfection, mais de consécration. Toutefois, ne perdons pas de vue la puissance qu’exerce sur nous, constamment, le monde avec tous ses attraits, car si Jésus avait succombé à cette tentation, et à toutes les autres d’ailleurs, où serions-nous ?

 

C’est pourquoi, que ce soit pour notre sécurité matérielle, notre sécurité personnelle ou corporelle, ou encore pour la réalité de notre témoignage, et pour notre sécurité éternelle, ne doutons jamais de Dieu, ne le tentons pas, et ne nous détournons pas du chemin étroit, du chemin de la croix, et ainsi, à l’exemple de Jésus, et par son Esprit, nous surmonterons la tentation du manque de foi, la tentation de l’abus de la foi, et la tentation du rejet de la foi et, comme lui, après lui, nous entrerons dans le royaume de sa gloire.

 

Finalement, quel est le secret de la victoire ? Quels sont les armes que nous devons utiliser, pour triompher de la tentation à l’exemple de Jésus ? Cette arme, dans toute sa richesse et sa puissance, c’est la parole de Dieu.

 

Bien entendu, il ne s’agit pas uniquement, de s’écrier, il est écrit, mais il est primordial et vital, de savoir ce qui est écrit, de savoir quelle est la volonté de Dieu et de la comprendre, de vouloir la mettre en pratique, avec intelligence, comme Dieu le veut, non selon la chair, mais selon l’Esprit, et, enfin, il faut pouvoir accomplir la volonté de Dieu, non selon nos propres forces, mais par la puissance intrinsèque de la parole qui peut tout, et sans laquelle rien ne se fait, et par le ministère de l’Esprit, que Dieu nous a envoyé, précisément pour nous aider à vivre à l’exemple de Jésus.

 

Et ainsi, notre foi, se reposera sur Dieu et sur la puissance de sa parole, puissance créatrice, révélatrice, et rédemptrice. Car, c’est elle qui accomplira en nous, le vouloir et le faire selon sa promesse, puisque Dieu donne toujours ce qu’il ordonne. Et, alors, et alors seulement, nous recevrons le prix de la consécration du disciple.

(Cf. Phil. 2 :12-13 ; et 2Pie. 1 :3-11)

 

Qu’il en soit ainsi pour chacun de nous et pour la gloire de Dieu.     Amen !